Où habiter à l'heure des enjeux climatiques ? - Louise Voyage

Merci à @jenontheroad pour avoir proposé la thématique d’article : « Le lieu où tu pourrais poser tes valises ». Question vaste qui m’a beaucoup inspirée au point de réfléchir sur mon propre avenir face aux enjeux climatiques à venir 🙂 

La question paraît simple : où ai-je envie de vivre ? Y répondre a toujours été compliqué pour moi. Depuis mon enfance je vis entre Lyon et la montagne, je suis partie faire mes études dans 3 villes différentes et je travaille actuellement en Suisse. Entre-temps j’ai eu la chance de parcourir le monde entre amis, puis seule jusqu’en Nouvelle Zélande. 

Chaque endroit m’a forgée, certains m’ont émerveillée et j’ai plusieurs pays en tête pour répondre à la question. Et pourtant, je n’ai encore rien vu du monde à venir. Poser ses valises, c’est d’abord entreprendre une vision sur le long terme et à l’heure des enjeux climatiques le futur m’angoisse. Dans quel état sera la planète dans 50 ans ? Où vivre pour fonder une famille qui pourra survivre ? Quel pays pourra faire face aux migrations de masse ? Quelle région aura assez de ressources (en eau / énergie) pour subvenir aux besoins de sa population ? Comment mettre ma famille à l’abri des inégalités qui grandissent ? 

J’ai récemment vu une carte de 2100, fondée sur les prévisions des climatologues. Et le choix du paradis sur terre se limite rapidement ! Bonne nouvelle, deux pays qui me plaisent aujourd’hui pourront encore me plaire demain ! Alors pourquoi pas poser mes valises en Nouvelle-Zélande ou au Canada ! 

Alors pour répondre à la question, le Canada m’attire beaucoup. Aujourd’hui pour sa culture, sa nature et la gentillesse des Canadiens, et demain pour ses ressources en eau et la place qu’il offrira pour accueillir des millions de personnes (et j’espère dans le calme, avec une politique réfléchie !). Le Canada me fait rêver et je n’ai encore pas eu la chance d’y mettre les pieds. J’ai tenté le PVT il y a deux ans sans succès. Mais ce n’est que partie remise !

Quant à la Nouvelle-Zélande, ce fut vraiment une révélation, après mes 4 mois de road trip j’avais entrepris une recherche d’emploi pour du long terme. Ce petit pays restera dans mon coeur toute ma vie. 

Bon, et concrètement je fais quoi, je m’installe où ? Heureusement je suis encore jeune et je n’ai pas l’intention de poser mes valises définitivement tout de suite. Actuellement en suisse, le pays me plaît beaucoup, je vais sûrement y rester quelques années. Le cadre de vie entre lac et montagne m’apaise et j’en profite pour commence à faire de l’alpinisme (les photos sont sur Instagram !). Genève est une ville à taille humaine, assez grande pour s’occuper et encore proche de la nature. Les randos sont au pied de la porte. Originaire de Haute Savoie, je me rapproche ainsi de ma famille et de mes racines. Alors ce n’est sûrement pas le pays avec le plus bel avenir climatique, mais aujourd’hui je m’y sens bien et je compte bien en profiter 🙂 

Sources :

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4 Comments

  1. Salut Louise,
    Moi aussi c’est une question que je me pose beaucoup depuis quelques temps justement à cause des changements climatiques. Je pense qu’on a aucune idée de la vitesse à laquelle les choses peuvent changer et mon idée est de concocter un “paradis” avec des animaux, vergers et potager et loin des villes. Je n’ai pas vu cette fameuse carte (je vais aller voir ça après), mais je pense m’installer dans le Finistère (les endroits les plus perdus et reculés m’attirent) ou le Canada aussi d’ailleurs (j’ai de la chance d’avoir la double nationalité franco-Canadienne). Les ressources en eau et énergie sont importante, mais il y a des solutions qui existent pour produire sa propre énergie (car quand les chaleurs seront trop fortes, pourras-ton encore compter sur les énergies gouvernementales (je ne pense pas, mais ça n’engage que moi) et où il est possible de créer et installer des systèmes de récupération d’eau. Avec Enora on suit d’ailleurs une formation en ligne (Solution ERA) sur la construction de maisons écologiques et totalement autonomes (si tu veux qu’elles soient autonomes du moins), c’est super intéressant !! 😊

    • louisevoyage Reply

      Oui je pense que l’habitat autonomes est une bonne solution dans tous les cas, mais pas accessible à tous (il faut se former, avoir le temps ou l’argent, etc…) puis ce n’est pas possible sans grandement galérer encore aujourd’hui (raccordement au égouts pour les risques sanitaires, à l’électricité même si t’as ton système de production, etc…). Apres je suis loins d’être une experte et je lançais le sujet pour éveiller les consciences 🙂

  2. Question compliqué… J’ai pensé aussi au Canada. Si les américains armés ne débarquent pas pour fuir leur pays et butter tout le monde ça peut le faire ;). J’imagine pas trop non plus une transition douce pour l’instant au Canada vu l’importance des avions / quad / gros pickup par rapport aux trains / bus par exemple (d’ailleurs dans l’ouest des lignes de bus ont encore été supprimées). Sinon la Russie, selon la futur politique apportée, deviendra peut être une solution? Et pour la suisse dans un premier temps c’est peut être pas une si mauvaise idée. Il me semble que le côté montagneux est un avantage (peut-être à cause de la pluie). Et sinon on peut toujours avoir un peu d’espoir sur les enjeux climatiques, mal barré mais pas encore trop tard 🙂

    • louisevoyage Reply

      Dans tout les cas la transition sera difficile oui :/ La Russie, avec le permafrost risque aussi de libérer des maladies mortelles donc bon … La montagne en Norvège oui mais en France il risque de faire trop chaud et donc plus assez d’eau… Il n’y aura pas de terre miracle.

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