Pourquoi l'Islande m'a déçu ! - Louise Voyage Instantané

Je lance un nouveau format ! Un billet court sur mes impressions à vif de mon dernier voyage. Réflexion sans prétention, ni prise de recul, honnête et sans détour. Agrémenté de photos non retouchées (sauf le best shot). Basique !

Je lance un pavé dans la mare, l’Islande m’a déçu. Malgré sa nature sauvage et unique, l’Islande n’a pas conquis mon cœur. Le tourisme à l’américaine ne m’a pas séduit. Un road-trip à bout de souffle pour voir les « spots » incontournables. Des touristes en autocar qui se planquent derrière leurs téléphones et se prennent en photo avec leur ciré jaune. Un défilé plus proche de la fashion week, bien loin du voyage nature que j’imaginais. Les arbres m’ont aussi manqué. Et derrière les vitres de mon 4×4, je voyais défiler les paysages sans vraiment les parcourir.

La nourriture m’a retourné le ventre. Entre fast food et fish&chips, le choix est mince. Dans les supermarchés, impossible de trouver des aliments sans colorants ni conservateurs : les bonbons et biscuits sont rois. Le coca est moins cher que l’eau. Trois fruits se courent après dans les rayons. Les restaurants sont trop chers pour y aller tous les soirs. Cependant leurs soupes sont très bonnes. Je me suis nourrie de Skyr (yaourts) et de pommes.

 

Heureusement l’Islande reste grandiose. Je me suis perdue au Landmannalaugar, après plusieurs heures de route accidentée, accessible qu’en 4×4. Un feu d’artifice de couleurs rendu possible par une terre volcanique, aride et violente. Je regrette de ne pas y être restée plus longtemps. J’ai aussi apprécié le bleu profond des glaces flottant vers le large de l’Ice Lagoon. Les majestueuses cascades, toujours en mouvement quel que soit le temps. Les sources d’eau chaude offertes par mère nature et je retiens cette sensation si particulière de se baigner dans un torrent chaud.

Au nord, les touristes s’effacent au profit d’une terre plus calme et rude. Ici la faune reprend ses droits. J’ai pu croiser des phoques se prélassant sur le sable noir. J’ai malencontreusement dérangé les Sternes durant leur nidation. Elles n’ont pas manqué de caractère et m’ont rappelé à l’ordre avec leurs cris stridents. J’ai souri devant la beauté du soleil de minuit. Les chevaux Islandais et leurs crinières au vent sont magnifiques et joviaux. Je n’ai pas eu la chance de croiser des macareux. J’ai pu dormir dans des endroits insolites, comme au bord de la fameuse plage noire de Vik, dans une ferme ou encore dans une vieille maison du XIXème.

 

Ce voyage fut épuisant, énormément de voiture et peu d’efforts physiques. Il y a eu aussi de grands écarts de températures : des fortes chaleurs à Reykjavik au froid des fjords de l’Est. On a vu la neige. Nous avons parcouru plus de 2000km en deux semaines, fait le tour de l’île, pris plusieurs “F-road”. Ça laisse tout de même de beaux souvenirs !

L’Islande, on m’en avait beaucoup parlé et mon feed insta était saturé d’images retouchées. Ce fut donc une petite désillusion car j’en attendais trop. Parfois, je n’ai pas su prendre mon temps par peur de manquer un spot « instagénique ». Et là, je me suis remise en question.

Avec l’expérience j’apprends à connaitre mes envies. Et les road-trips éclairs ne sont pas faits pour moi. J’ai besoin de temps pour profiter de l’instant. C’est pour ça que j’ai vraiment apprécié mes 4 mois en Nouvelle Zélande. J’aime partir longtemps et lentement pour pouvoir m’extirper de ce monde qui coule à toute vitesse. Cet été je vais donc me consacrer à la randonnée et aux petites aventures. La montagne me manque et j’ai de beaux défis à relever près de Chamonix ! Stay tuned !

Note globale du voyage : 13/20

Best shot 

 

Autre instantanés :

 Nouvelle-Zélande : le bilan de mes 4 mois de road-trip

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6 Comments

  1. Je prends enfin le temps de lire ton billet. J’ai adoré l’Islande la première fois que j’y suis allée car c’était en 2015, au tout début du rush touristique. Nous avons fait un circuit Trek + bus dans les endroits reculés, hors de la route numéro 1, et mi-juin. J’ai trouvé ça très calme et ça plus les paysages incroyables m’ont donnée envie d’y retourner cet hiver. Pour le coup je voulais visiter le nord, pour être seule au monde. Ce qui a été le cas dès la sortie de Reykjavik. J’ai pris plein de pistes enneigées, j’étais seule dans la voiture et seule sur la route, le pied ! Puis, je suis repassée par le sud … et là, la cata ! Je n’attendais rien puisque j’avais déjà vu ces paysages (qui dit en passant sont plus sympa l’été que l’hiver du moins au sud) mais j’ai été horrifiée par le nombre de touristes mi mars. Et les incivilités n’en parlons pas…
    En résumé je pense que l’Islande c’est quand même à voir, les paysages sont incroyables mais il faut vraiment s’écarter de la route principale et s’aventurer sur les pistes et les hautes terres l’été pour profiter du calme et s’imprégner de l’ambiance islandaise 🙂

    • Oui je pense que t’as raison, je regrette de pas être allée plus au centre, j’ai fait le landmannalaugar et j’ai adoré mais je suis pas restée longtemps :/ C’est tout de même un beau pays, mais devenu trop touristique.

  2. Alexis MARKOFF Reply

    C’est ça l’Islande, en effet… Nous y sommes allés en avril, pratiquement pas de touristes, mais il ne faut pas “courrir” après les spots, mais flâner au ralenti, comme partout dans le monde d’ailleurs. Mais quel paradis pour la photo, le silence et l’absence de gens (en avril je le répète)… Bons voyages ! 😊

  3. Chouette retour. J’ai eu le même ressenti à chaud, après mes 3 semaines en Islande. Le côté ultra aménagé, roadtrip à l’américaine et le tourisme de masse à outrance nous ont gâchés pas mal de moments. Même le trek était blindé (mais on était trop heureux de le faire, on s’en foutait). Heureusement, il n’y avait personne dans les Westfjords. 🙂

    Mais avec le recul, et après avoir lu beaucoup de choses sur l’Islande (pas des blogs voyage mais des articles sur l’économie et la politique du pays, la géographie etc.), on fini par oublier ces petits désagrément, et comprendre d’autres choses, pour ne garder que les plus beaux souvenir, et heureusement.
    En voyant ces 1001 photos Instagram on oublie qu’il s’agit d’une île isolée, volcanique, avec à peine plus de 300000 habitant·e·s, une crise économique terrible, très peu de verdure (oui y’a presque pas d’arbre), un climat très particulier qui ne permet pas de faire pousser des légumes, un sol qui fume et qui empêche toute balade en dehors des sentiers, le tout entre l’Europe et les USA. Un boum touristique qui a fait remonter l’économie du pays (chouette pour eux !) mais qui a aussi obligé le pays à créer toutes ces infrastructures dégueu pour accueillir tout ce monde qui venait piétiner la végétation bien trop rare du pays. Des amis y étaient 2 ans avant nous, quand on parle de nos voyages respectifs, j’ai l’impression que nous n’étions pas dans le même pays.
    Le pays reste incroyable parce qu’on voit rarement tant de richesses en un seul endroit : tous ses volcans actifs, ses fjords, ses champs de lave, ses colonies d’oiseaux, ses plages de sable noir, ses icebergs, ses glaciers plus facilement accessibles, ses eaux chaudes, son soleil de minuit, ses aurores boréales et tout ça dans un si petit pays.

    Mais ce qui nous met en colère, c’est ce tourisme de masse, cette consommation à outrance pour montrer “qu’on y était”, pour tous ces likes au détriment du respect de la nature, ces 4×4 qui font 10000 fois le tour de l’île, ces hélico sur les glaciers. Voyager n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui mais trop de pays en sont victimes.

    Comme toi, depuis notre long voyage de 13 mois, on a appris que courir ne sert à rien. Tout comme préparer son voyage en lisant 1000 blogs avant. On préfère aller à la pêche aux infos sur place, en demandant aux gens (offices de tourisme, auberge ou autre), en choppant quelques cartes et si on rate des trucs “incontournables”, tant pis, c’est le jeu. ^_^

    • Oui tu as surement raison ! je pense qu’il faut surtout prendre son temps et qu’on se rend pas compte des distances à parcourir ! Je ne regrette pas d’y être allée mais j’aurais bien aimé être prévenue, je me serais organisée autrement 🙂

      • Oui je comprends tout à fait, y’a aussi des trucs que j’aurai voulu savoir avant, comme ces files d’attentes devant chaque cascade dans le sud du pays par exemple. 😀 (des cascades qu’on avait parfois zappé du coup)

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